Pâques, c’est le “passage”
La fin du Moyen Age avait insisté sur la souffrance pour être sauvé, le renoncement du carême, le vendredi-saint, etc. La mort, quoi.
Pâques, c’est justement en sortir de tout cela, c’est le “passage”, la traversée, libération de l’esclavage d’Egypte, vers la terre promise, la vie. Et comme nous sommes concernés, nous aussi, Pâques sera la traversée du baptême, plonger (la mort au péché) pour ressortir vivant (revêtu de blanc). Le cheminement pendant notre carême vers le renouvellement des promesses du baptême à la nuit pascale, tout cela nous invite à une nouvelle libération, une nouvelle traversée, une nouvelle vie, sauvés par le Christ qui nous donne sa vie.
Les premiers chrétiens avaient en horreur le supplice de la croix, signe de mort. Dans les catacombes, c’est le poisson ( IKTUS Jésus, Christ, de Dieu, Fils, et Sauveur) et non la croix qui était dessiné. Je n’oublie pas que ce passage de la croix est un acte d’amour du Christ sauveur.
Transmettons-nous davantage des nouvelles de catastrophes, des critiques négatives, des mots qui démolissent, qui cassent l’Espérance, etc., des paroles de mort ? Comme si l’on était tout le temps en période électorale(!). Ou, tout en tenant compte des épreuves de la vie, transmettre en priorité des paroles de vie, d’Espérance, des paroles qui construisent, des paroles d’amour. L’Amour a vaincu le mal, la vie triomphe de la mort. C’est Pâques.